• Quand je me prête aux mots, c'est pour les accorder entre eux sur une gamme de sens. Si je n'en puis plus du vide, fait de blanc ou de noir caractérisant mes feuilles, j'ose dès lors le souiller par usage. Faire des pieds et des mains comme faire des rimes et des vers, sans cesse. A quoi bon écrire? A quoi bon dévoiler ces petites histoires, ces confessions, ces cris rageurs? L'expliquer serait briser le mystère de certaines sensibilités que j'encourage, dans leurs travers, leur complexité, leur inutilité parfois. L'écriture comme l'art en général touche, percute et ronge quiconque y est suffisamment initié pour en apprécier l'expression.

    "Mais qu'est-ce donc?
    - C'est une histoire qui ne raconte rien mais qui en même temps dit tout."

    "La Vie m'a baisé avec un V comme VIH. Avec moi, la moindre seconde compte triple mais je n'en ai plus pour très longtemps, alors je compense."

    "L'autre jour, j'ai écrit sur un arbre, un poème, une déclaration d'amour. C'était beau parce qu'inutile, vain et même illisible."

    "Si toi aussi tu penses que l'envoi d'un SMS surtaxé peut prédire l'avenir, tape 1..."

    "Je déteste ces hommes qui prétextant je ne sais quelle valeur morale, s'attache à réduire mon champ des possibles. Liberté! Mais où Diable es-tu?"

    Des symboles et des pensées sur un support. J'aime assez l'idée que l'on puisse en faire un petit peu plus que rien, rien de semblable, pour offrir, comme pour recevoir.

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