• Ridicule.

    Je suis affublé d'angoisse non sans raison, délicatement entamé comme le serait la respectable chair de quoi que ce soit, puis vite ingurgité en guise de répit. Ma gorge accueille en bon hôte quelques morceaux affûtés d'un tranchant responsable du mal qui la saigne. J'étouffe. La pâleur gagne mes membres eux-même investis par le souffle glacial empreint de rigueur d'une force irrésistible. Je sombre. L'instabilité présageant la fin proche semble s'octroyer le privilège de m'envahir et voilà que tout mon corps dans l'émoi le plus fidèle, s'engage vers le sens du repos. Je l'accepte. Je prends plaisir à savourer les moments dans lesquels j'interagis avec la mort certaine, épris d'un certain désir à son égard, je nous souhaiterais prendre le temps de nous apprivoiser l'un l'autre avant toute chose. J'entretiens ce souvenir dans mon esprit alors que la corde finit de me balancer devant chacun d'entre eux, immobile, l'attribut masculin laissant transparaître son dernier soubresaut ridicule, tel un clin d'œil à celle qui ne saura manquer de m'engloutir, comme chacun de ceux pour qui un jour, sonnera le glas.

  • Commentaires

    1
    Mardi 5 Décembre 2006 à 19:19
    reponses
    pour repondre à ton commentaire (via commentaire..la spirale) oui il y a une totale connotation non pas religieuse mais bel et bien spirituel. De mon point de vue "l'artiste" se doit d'etre "spirituel" dans le sens où tout acte de création touche à une certaine forme de divin. Après libre à chacun selon ses croyances (ou non) de se faire sa propre image de ce que pourrait etre ce divin. Pour moi, et je pense que tu le sais, il s'agit de ce que j'appelle l'équation ultime, ou Gaïa. La chose qui explique tout. Non pas que tout soit déjà ecrit mais simplement que l'infinité est déjà ecrite. il appartient à l'homme de choisir dans l'innombrabilité des solutions...
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :